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Malgré un contexte général complexe et la tendance aux baisses des dotations et subventions, la situation financière de la ville est bonne. 2017 sera même la première année où les dépenses de fonctionnement n’augmenteront pas, voire diminueront, grâce à une gestion raisonnée et les premières mesures de mutualisation. Le budget 2017 se caractérise donc par une capacité d’investissement accrue, un contrôle sur les dépenses de fonctionnement, tout en préservant les missions de services publics, socle de l’action communale.

Les chiffres du budget 2017

19,088  M

dont 7,166 M d’investissement
Soit près de trois fois plus qu’en 2016
et 0,682 M de remboursement du capital des emprunts

dont 9,875 Mde dépenses réelles de fonctionnement
En baisse de 5% par rapport aux dépenses réelles de 2016

Trois questions à Nelly Thelier, adjointe au maire de Faverges-Seythenex, en charge des finances et des ressources humaines

Comment s’est faite la préparation du budget cette année ?
De manière sereine. La majorité municipale s’est préparée dès ce qu’on appelle le «débat d’orientation budgétaire», début février, à une stratégie pour les années qui viennent.
Pour cela, nous avons fixé quatre grands engagements :

– le maintien du service public,
– l’aménagement et le développement du territoire,
– le gel des taux d’imposition communaux,
– et enfin une maîtrise globale de la dette sur le mandat.

Comment s’est faite la préparation du budget cette année ?
De manière sereine. La majorité municipale s’est préparée dès ce qu’on appelle le «débat d’orientation budgétaire», début février, à une stratégie pour les années qui viennent. Pour cela, nous avons fixé quatre grands engagements :
– le maintien du service public,
– l’aménagement et le développement du territoire,
– le gel des taux d’imposition communaux,
– et enfin une maîtrise globale de la dette sur le mandat.

Ces objectifs ont-ils été remplis pour ce budget 2017 ?
Oui, tout à fait ! Même s’il est évident que la situation est complexe pour les collectivités, nous sommes parvenus à boucler un budget important pour l’avenir de la ville. Il acte notamment l’accélération des grands projets de la ville, comme par exemple la maison de santé intercommunale. Et sans augmentation des impôts, bien sûr !

Quels sont les axes de maîtrise des dépenses pour cette année ?
Trois me viennent instinctivement à l’esprit :
– d’abord, la reprise en main de la gestion de La Sambuy qui permet de réduire d’un tiers l’apport de la ville à la station en faisant passer la subvention de 450 000 € à 300 000 €,
– ensuite le début de la mutualisation intercommunale qui réduira dès 2017 nos charges de 35 000 €,
– enfin, le non-remplacement de certains départs en retraite d’agents (pour 40 000 €) qui seront «compensés» par une révision des missions et une nouvelle organisation du travail, à une échelle que nous espérons intercommunale.


Et si nous n’avions pas fusionné ?

L’un des arguments majeurs en faveur de la fusion de communes était le maintien (et même la légère augmentation) des dotations de l’Etat. Un an après la création de la commune nouvelle, cet argument est-il toujours vrai ?

Sans la fusion de commune, dès 2016, ce sont 240 000 € que les communes de Faverges et de Seythenex auraient perdus, soit à peu près 60% de leur épargne nette. Une situation qui aurait été tout à fait préoccupante et qui se serait encore aggravée en 2017 car, malgré un geste de l’Etat, les deux communes aurait encore perdu 120 000 €.
Cette situation aurait probablement obligé les communes à prendre des mesures fortes en matière de baisse des dépenses ou de hausse des impôts.

Grâce à la fusion et à la bonification versée par l’Etat, ce sont au final près de 2,5 millions d’euros que la commune nouvelle percevra de l’Etat au titre de la DGF* (avec les indications connues aujourd’hui) d’ici à la fin du mandat en 2020, en comparaison de ce que Faverges et Seythenex auraient touché si elles étaient restées autonomes.

* Dotation Globale de Fonctionnement.